Rencontre avec gladys sauvage, artiste plasticienne, dans son atelier à Huelgoat. L'artiste est accompagnée par Espace d'Apparence, avec le soutien de la Région Bretagne, pour son projet autour des microorganismes marins. Son medium est le textile et en particulier la dentelle au fuseau et le picot bigouden. 21 mai 2026. Crédit photo : @ M.-C. Raoul

Visite de l’atelier de gladys sauvage

Nous avions hâte de découvrir les recherches de l’artiste gladys sauvage que nous accompagnons actuellement pour son projet autour des micro-organismes marins.
C’est à Huelgoat, au cœur des Monts d’Arrée, dans un ancien hôtel reconverti en atelier d’artiste, que l’artiste a installé son atelier.
Nous avons eu le privilège de pouvoir l’y rencontrer et admirer ses premières réalisations.

Les techniques dentellières, dentelle au fuseau et picot bigouden, sont ses mediums de prédilection. Le travail subtil et lent des fils qui s’entrecroisent fait apparaître des formes organiques. Le temps est partie intégrante du processus qui souligne l’importance des mouvements et constructions sous-jacents au monde perceptible.

Cette rencontre a également été l’occasion de discuter du titre du projet « Éloge de la lenteur » qui pourrait évoluer ainsi que des questionnements de l’artiste concernant des points plus techniques.

Gladys souhaite en effet concevoir un dispositif qui associe ses œuvres textiles à un programme numérique via une carte éléctronique Arduino. Elle a auparavant réalisé ce type d’installation mais, la nécessité de les réinitialiser régulièrement pose problème pour une exposition de longue durée. L’artiste aimerait donc pouvoir échanger avec un technicien pour déterminer la cause de ce dysfonctionnement. Ceci notamment dans la perspective de l’exposition à venir au Centre culturel du Sémaphore à Landéda. Elle envisage de contacter Emmanuel Laurenceau-Cornec, ingénieur de l’Ifremer relié au LEMAR, qui développe une instrumentation simulant la formation d’agrégats et leur sédimentation jusqu’aux fonds marins. Gladys a pu découvrir ces Snowman lors de sa résidence au LEMAR.

Nous avons également évoqué la possibilité et la façon de présenter, en parallèle des œuvres de gladys, les clichés numériques du zooplancton réalisés à l’aide du ZooScan par Loïc Guilloux, ingénieur à l’Ifremer. Le ZooScan est un système d’imagerie pour la mesure et la classification d’organismes et de particules (de 150 µm à 5 cm) présents dans un milieu liquide (voir l’article Résidence au LEMAR de gladys sauvage).

Fidèle à sa démarche écoresponsable, l’artiste privilégie l’utilisation de matériaux de récupération. Ainsi pour l’exposition au Sémaphore de Landéda, gladys mettra en scène d’anciens aquariums qui seront disposés sur des tables en bois également récupérées.

Le projet de gladys sauvage est accompagné dans le cadre du dispositif CRÉA-Arts visuels de la Région Bretagne en partenariat avec l’équipe de recherche HABIS (CNRS – UBO – Université de Bretagne Occidentale) au sein du laboratoire des sciences de l’environnement marin à l’Institut Universitaire Européen de la Mer (IUEM).

Plus d'infos sur le projet de gladys sauvage

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