gladys sauvage
gladys sauvage vit et travaille dans le Finistère. Diplômée d’un Master en Tapisserie, Arts textiles à l’Académie royale des Beaux-arts de Bruxelles en 2020, elle a également acquis le certificat Styliste de mode à l’Atelier Chardon Savard de Nantes.
gladys sauvage s’est initiée à la dentelle aux fuseaux lors de ses études à l’ARBA-ESA à Bruxelles. Devenue son médium de prédilection, elle n’a de cesse d’approfondir cette technique, tant dans le savoir-faire que dans la théorie : son histoire avec ses enjeux économiques et politiques. A travers cette pratique au geste lent et minutieux, antinomique avec l’injonction d’efficacité de nos sociétés occidentales, elle interroge le concept de production de masse et de rentabilité. De son point de vue, user de cette technique est un moyen de rejeter une logique de productivisme, de consumérisme et de progressisme en œuvrant lentement et avec passion.
À partir de 2019, elle introduit dans ses œuvres des dispositifs mécaniques et numériques. Pour l’artiste, « Les machines disposent d’un arsenal de petits mécanismes, tous travaillant harmonieusement pour créer un tout : un tout qui participe à l’élaboration d’un ouvrage commun. Un assemblage magique relevant d’une organisation semblable à la vie organique ».
Elle aime jouer de notre fascination pour les dispositifs électroniques qui relègue à l’arrière plan les pratiques traditionnelles. Ainsi, avec l’oeuvre Résurgence, créée en 2021, elle propose le récit d’une collaboration utopique entre dentelle et programmation digitale dont elle dira : « De l’organique au numérique, sans rapport de domination, chaque élément s’éprend de l’autre, jusqu’à ne créer plus qu’un ».
Cohérente avec sa démarche de prendre le temps de faire et de moins consommer, l’artiste construit ses propres métiers à dentelle avec des matériaux de récupération. Penser et construire son outil de travail est une manière pour elle de se le réapproprier, faisant corps avec son métier de dentelle tel une extension de ses mains.
De la finesse de la fibre textile à la dureté du bois, elle glane, dissèque et reconfigure vivants et non vivants qui font notre écosystème. Sous une esthétique organique, elle développe les questions de transhumanisme et de mutation(s): dystopie ou réalité augmentée.
En 2024, elle a été invitée à réaliser une installation performative et évolutive dans la vitrine du centre d’art contemporain la Centrale à Bruxelles. Au sein de la vitrine, à l’image des dentellières bruxelloises, elle fabriquait une dentelle aux fuseaux, par la-même questionnant notre rapport au geste et à notre pouvoir de création.
En 2025, elle obtient l’aide à la création individuelle de la DRAC – Bretagne pour son projet « Celles qui restent » (titre provisioire), immersion au sein des cercles de dentellières, rencontre avec les gestes de transmission, les récits individuels et la mémoire collective de l’art dentellier breton.
Contact :
Vit et travaille dans le Finistère
T. : +33 6 68 78 09 17
M. : contact@gladyssauvage.com
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Co-créatrice des ateliers Les p’tites dentelles géantes, projet de sensibilisation et de réappropriation de la dentelle aux fuseaux, un matrimoine en voie d’obsolescence.