gladys sauvage, Résurgence, 2021, 40 x 40 x 40 cm dentelle aux fuseaux, soie, métal et bois. programme sur Arduino Uno. © g. sauvage.
gladys sauvage, Résurgence, 40 x 40 x 40 cm dentelle aux fuseaux soie, métal et bois. programme sur Arduino Uno, 2021. Photo © g. sauvage

ÉLOGE DE LA LENTEUR

Projet de gladys sauvage

Suivi par Espace d'apparence dans le cadre du dispositif CRÉA - Arts visuels, aide à l'accompagnement des jeunes artistes plasticien.ne.s en Bretagne - avec le soutien du Conseil régional de Bretagne.

Sujet de recherche : Micro-mouvements marins et esthétique des microalgues

Structure associée : Laboratoire des sciences de l'environnement marin - IUEM - UBO

Chercheuse associée : Hélène HEGARET, biologiste marine au CNRS

Période : 2026

INTENTIONS

De la lenteur et de l’invisible
Étude des micro-mouvements marin en milieu naturel et en laboratoire
Étude de l’esthétique des microalgues en laboratoire
Entre symbioses et rapports toxiques, coexistence et rapports de pouvoir
Création d'entités dentelle
Retranscription plastique via le codage de servo-moteur Arduino

Celleux que l’on ne voit pas

« Éloge de la lenteur » est une ode au presque invisible, au fragile, au bizarre et au vulnérable.
La dentelle, la main, le vivant, les écosystèmes.
Celleux qui disparaissent, doucement.
Celleux que l’on ne voit pas,
ou pas assez.
Celleux que l’on ne sait plus comment regarder, c’est trop lent et ça ne produit rien.

Dans l’idée d’une recherche d’une esthétique de la lenteur et de l’invisible, gladys sauvage propose d’explorer le monde aquatique sous l’angle du microscopique. Entre symbioses et rapports toxiques, des histoires de coexistence et de rapports de pouvoir, entre la prolifération des microalgues et la disparition des bivalves. Objets minuscules, fascinants et curieux, les microalgues partagent avec la dentelle aux fuseaux cette complexité et finesse qui en font leur beauté, leur poésie.

Monde micro aquatique, dentelle et codage

Pour mener à bien son projet, gladys sauvage prendra appui sur le réseau de partenaires d’Espace d’apparence et, notamment, sur la possibilité de rencontrer des chercheur.e.s en biologie marine au sein du LEMAR (laboratoire des sciences de l’environnement marin) à l’IUEM (Institut universitaire européen de la mer) avec laquelle l’association dialogue actuellement.
Le projet se développera sur deux axes principaux. L’un, une étude des micro-mouvements marin en milieu naturel et en laboratoire, en vue d’une retranscription plastique grâce au codage de servo-moteur Arduino (Arduino est une plate-forme électronique open source qui permet aux utilisateurs de créer des objets interactifs à partir de cartes électroniques). Le second, une étude de l’esthétique des microalgues en laboratoire : leurs formes, nuanciers et organisations viendront inspirer la création des entités dentelles.

Une installation mouvante

De là, elle aimerait penser une curieuse expérience : une installation mouvante, lente, entre plusieurs dentelles cohabitantes aux micro-mouvements motorisés.

Le son du silence. Seul celui des fibres, vivantes, faites de peu de choses, rassurantes, parviendra à nos sens.

Suivez le projet "Éloge de la lenteur"

Performance de gladys sauvage, Nous ne sommes pas rentables, installation performative dans la vitrine de la Centrale for contemporary art avec le soutien de FWB, Bruxelles (BE), 2024, © Ph : Éric Rottee
Performance de gladys sauvage, Nous ne sommes pas rentables, installation performative dans la vitrine de la Centrale for contemporary art avec le soutien de FWB, Bruxelles, 2024. © Ph : Éric Rottee

SOUTIENS

Le projet de recherche et création Éloge de la lenteur sera mené avec la participation d’Hélène Hégaret, directrice de recherche CNRS en biologie marine au LEMAR à l’Institut universitaire européen de la mer. Il est accompagné par l’association Espace d’apparence dans le cadre du dispositif CRÉA – Arts visuels, aide aux jeunes artistes plasticien.ne.s en Bretagne avec le soutien du Conseil régional de Bretagne.

gladys sauvage, Résurgence, vue d'exposition à la Centrale for contemporary art à Bruxelles en avril 2023, 40 x 40 x 40 cm, dentelle aux fuseaux, soie, métal et bois. programme sur Arduino Uno. © g. sauvage.
gladys sauvage, Résurgence (détail), la Centrale, for contemporary art, Bruxelles, 2023, 40 x 40 x 40 cm, dentelle aux fuseaux, soie, métal et bois. programme sur Arduino Uno. © g. sauvage.

Se battre pour l’hésitation, pour la vie et le bégaiement. Se battre pour ce qui n’est pas fort, pour ce qui n’est pas efficace ; se battre pour ce qui est bizarre, irrécupérable et fragile. Se battre pour ce qui n’a pas de prix

Leïla Chaix, Haïr le monde 2025